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La progression des femmes vers l’égalité a été considérable au cours du dernier siècle, en particulier au Québec.

 

Or, malgré cette avancée rapide vers l’égalité de droit, l’égalité de fait demeure un objectif à atteindre. Les femmes, bien que globalement plus scolarisées que les hommes, demeurent sous-représentées dans les postes de pouvoir. Elles ont souvent des revenus inférieurs à ceux des hommes exerçant la même profession. Elles touchent une moindre rentabilité de leurs investissements dans leurs diplômes. De plus, elles effectuent la majeure partie du travail de soins gratuit et sous-valorisé et sont davantage exposées aux violences et à la précarité, et ce tant au Canada qu’ailleurs dans le monde.


Les femmes provenant des milieux moins aisés tout comme les femmes racisées, LGBTQ ou qui vivent avec des incapacités sont plus susceptibles d’être exposées à la violence et à la précarité; elles sont plus touchées par la ségrégation verticale et horizontale. Les hommes trans ou les hommes qui ne correspondent pas aux normes sociales de la masculinité hégémonique sont également le plus souvent marginalisés et susceptibles d’être exposés à la violence et l’exclusion.

 

Depuis près de 30 ans, les efforts concertés de membres du corps professoral et de la direction de l’Université Laval ont permis la création et le développement de plusieurs instances autour d’enjeux féministes.

 

1988 : La Chaire Claire-Bonenfant – Femmes, Savoirs et Sociétés, qui rassemble un réseau de chercheuses associées et qui est notamment responsable du Fonds Jeanne-Lapointe, dont la mission est de développer des recherches multidisciplinaires sur les femmes.


1988 : La revue Recherches féministes, une des deux seules revues scientifiques francophones internationales dont la mission est de diffuser les savoirs féministes. Cette revue interdisciplinaire a été soutenue par les organismes subventionnaires (Québec et Canada) de façon continue depuis sa création.


1992 : Le Centre de recherche interdisciplinaire sur la violence familiale et la violence faite aux femmes (CRI-VIFF), dont la mission cible spécifiquement la violence comme obstacle à l’égalité et dont les membres proviennent de diverses disciplines et de plusieurs universités.


1996 : Le premier Congrès international de recherches féministes dans la Francophonie (CIRFF) est organisé à l’Université Laval. Ce congrès est depuis devenu une tradition triennale rassemblant des chercheuses féministes de toute la Francophonie. Il est tenu en alternance entre des universités du Canada, d’Afrique et d’Europe.


1997 - 2005 : La Chaire CRSNG/Alcan pour les femmes en sciences et génie soutient la présence des femmes dans ces secteurs à tous les niveaux de formation.

 

2003 : L’Université féministe d’été, l’une des premières et des plus populaires écoles d’été de l’Université Laval rassemble chaque année pendant une semaine, des personnes provenant du Québec, du Canada et de divers pays (Haïti, France, États-Unis, Japon, Roumanie notamment) autour d’un thème lié à l’égalité; c’est un forum unique où se côtoient et interagissent des universitaires, féministes d’État, étudiantes, citoyennes impliquées, syndicalistes et membres des groupes de femmes. Au cours des dernières années, près de 200 personnes s’y étaient inscrites.


2010 : Le premier colloque Perspectives étudiantes féministes est organisé à l’Université Laval. Il vise à rassembler les étudiantes et étudiants des universités québécoises travaillant dans une perspective féministe, afin de favoriser les échanges et de diffuser leurs travaux dans la communauté scientifique et civile. De nouvelles éditions ont eu lieu en avril 2012, avril 2017 et mars 2018.


2014 : La Chaire de leadership en enseignement – Femmes et organisations est inaugurée; elle vise à créer et diffuser des enseignements et des transferts de connaissances pour promouvoir l’égalité dans les organisations de toutes sortes.


2015 : La Conférence nationale Conversation 2015 – Femmes et Sports est organisée à l’Université Laval. Elle rassemble des intervenantes et intervenants de divers horizons afin de soutenir la présence des femmes dans le milieu sportif.


2017 : Création de l’Institut Femmes, Sociétés, Égalité et Équité (IFSÉÉ).

 

Ces diverses instances participent toutes au RéQEF, le Réseau québécois en études féministes, un regroupement stratégique de chercheuses et chercheurs féministes établi en 2011 et soutenu par un financement du FRQSC. L’Université Laval constitue d’ailleurs la deuxième université en importance de ce regroupement (après l’UQAM), ce qui témoigne de l’expertise en études féministes présente à l’Université Laval chez les membres du corps professoral et parmi la relève étudiante.